Délégationde Maine-et-Loire

Fête africaine

« Avoir 20 ans aujourd’hui en Afrique »

Samedi 24 juin, plus de 150 personnes se sont retrouvées au centre Saint-Jean d’Angers, à l’occasion de la fête africaine organisée par le Secours Catholique, en collaboration avec le service diocésain de la Mission universelle, le CCFD-Terre Solidaire et Les Amis de La Vie. Une fête qui avait pour thème central de réflexion : « Avoir 20 ans aujourd’hui en Afrique ».

Fête africaine à Angers.

publié en juillet 2017

L’Afrique : un continent mais de multiples modes de pensée

Il n’y a pas une Afrique, mais des pays africains, aux réalités très diverses. Témoignant au cours de la conférence-débat animée par le sociologue Gérard Grandin, le père Marcel Biramé a insisté sur ce point. Le prêtre sénégalais, actuellement au service dans la paroisse Saint-Antoine-Saint-Serge à Angers, a voulu effacer cette fausse idée de l’Afrique, décrite souvent comme un continent avec un seul mode de pensée.

Or, les situations sont très différentes d’un État à l’autre, une différence liée en particulier au mode de gouvernance, qui a de fortes incidences sur la situation des jeunes. Dans certains pays, comme la République démocratique du Congo (RDC), la déliquescence du pouvoir et la corruption ne leur laissent pas d’autre choix que la fuite. Dans d’autres, plus stables, comme l’Ouganda, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, l’avenir est plus ouvert pour les jeunes qui font preuve d’un dynamisme et d’une débrouillardise étonnantes.

Un modèle de développement à inventer localement

Gérard Grandin a de son côté insisté sur la « bombe démographique » que représente la courbe démographique exponentielle de l’Afrique. Aujourd’hui, 60 % de la population du continent a moins de 25 ans. Avec une moyenne de cinq enfants par femme, ce chiffre ne peut que croître. Pour le sociologue l’enjeu aujourd’hui est que les pays africains s’approprient un modèle éducatif, différent de celui des pays occidentaux, et adapté à chaque État.

Une journée festive

Le sérieux des débats a ensuite laissé la place à la gaieté et aux couleurs de la fête, avec des contes, de la musique et des danses. L’après-midi s’est achevé par une messe, célébrée par les pères Godefroy et Emmanuel, venus de la RDC. Tous les participants se sont ensuite retrouvés autour d’un repas convivial aux saveurs africaines.

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