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Accompagnement scolaire : booster la confiance

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À Angers, une cinquantaine de bénévoles du Secours Catholique accompagnent au domicile des élèves du CP à la troisième. Au-delà des révisions et des devoirs, ce temps vise un seul objectif : (re)donner confiance à l’enfant.

Une jeune fille de troisième a des devoirs à faire avec des fonctions. « Cet exercice permettra d’intégrer ce que tu as appris », explique Gérard. « Je ne comprends pas ce qu’il faut faire », rétorque Yasmine. Le bénévole prend son temps pour refaire les calculs. « Ici ça m’aide à revoir des choses que je n’ai pas comprises en cours. Avec Gérard, je comprends mieux », estime la jeune fille.

 

Je fais des progrès et je participe plus en classe grâce à l’accompagnement d’Yvon.

Achraf, élève de cinquième

Son petit frère Achraf travaille le prétérit anglais. « Par exemple : "Yesterday I was at school" », lance Yvon le bénévole. « Ça m’arrange de faire mes devoirs ici  », note Achraf en cinquième. « Comme ça je n’en ai plus à faire chez moi après. En sixième je n’étais pas très fort, mais là je fais des progrès et je participe plus en classe grâce à l’accompagnement d’Yvon. »

« Le cahier de texte avec les devoirs est un prétexte », estime Jean,  « le but premier est de donner confiance en eux aux élèves. » C’est pour cela que chaque enfant est suivi dans la mesure du possible par le même bénévole toute l’année.

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« Tu peux me lire ? » demande Océane, neuf ans, en CM1 en classe ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) à Anne-Marie. La petite a encore des difficultés à la lecture.  « Mais si, tu sais faire », répond la bénévole. Celle-ci fait alors composer à Océane un poème sur les animaux. « Un tigre sans rayures, ça n’est pas dur », énonce en riant la petite fille.

« Océane a tellement peur d’échouer qu’elle a peur de l’école. Alors j’essaie de trouver des jeux pour lui donner le goût de la lecture et de l’écriture », explique Anne-Marie. « En fait, c’est un lieu spécial : on fait du scolaire mais pas que. On demande aussi aux enfants ce qu’ils ressentent sur leurs difficultés scolaires, sur leur quotidien à la maison, etc. », poursuit-elle.

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Françoise enseigne le conditionnel à Sandro, d’origine géorgienne. « On dialogue aussi : il n’y a pas que le travail, il y a aussi une relation qui se tisse semaine après semaine », explique-t-elle. Arrivé il y a peu en France, le jeune garçon doit apprendre le français et l’alphabet est nouveau pour lui.

Natalia, d’origine syrienne, explique : « Mes parents ne peuvent pas m’aider à faire mes devoirs, car il y a plein de vocabulaire que mon père ne comprend pas. » Plus de la moitié des enfants ont des parents d’origine étrangère. « Cet accompagnement scolaire permet aussi d’intégrer ces enfants issus de l’immigration à la société via l’école », note Anne-Marie.

 

Si l’enfant revient motivé, c’est déjà un bon bout de chemin parcouru.

Jean, bénévole

Des parents témoignent : Jihane, maman, se réjouit : « Cet accompagnement me soulage, car à la maison je ne peux pas aider pour tout, je ne comprends pas tout. Je remarque que les résultats de mes enfants sont meilleurs depuis. » Tatiana, autre maman, rit : « Lola réclame de venir pour voir Cathy la bénévole. Elles s’adorent ! »

« Si l’enfant revient motivé, c’est déjà un bon bout de chemin parcouru, car cela veut dire qu’il y trouve du plaisir », se félicite Jean. « À la semaine prochaine ! » lui lance Alexandro.

Auteur et crédits
Cécile Leclerc-Laurent Crédits photos : © Sébastien Le Clézio / Secours Catholique
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